Vous, vos enfants … et Dieu

DES QUESTIONS …

Comment bien se préparer au mariage ?

Comment savoir si ce que je ressens est vraiment de l’amour ?

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Les fiançailles ça sert à quoi ?

ça change quoi de se marier à l’église ?

Notre époque a tendance à dissocier le vécu personnel du lien avec l’institution. Cela se comprend : l’amour aspire à une certaine intimité.

En revanche, l’union a besoin d’être reconnue, protégée. L’institutionnalisation de l’amour par le mariage, à travers les règles qu’elle se donne et à condition qu’elle ne soit pas pensée à partir de la possibilité de divorcer, offre un cadre propice à l’épanouissement du couple et de la famille. L’institution est donc au service du lien amoureux

Une alliance d’amour

Dans la Bible, le mariage est placé sous le signe de l’alliance de Dieu avec son peuple. Cela évoque l’amour, l’élection, la fidélité, l’assistance. Le couple devient alors image de l’amour indéfectible de Dieu pour l’humanité, du Christ pour l’Eglise[1]. Il y a ici beaucoup plus qu’une union « fusion », qui méconnaitrait l’altérité, ou qu’une union « association », dans laquelle tout serait prévu y compris la possibilité de se séparer. Dans l’alliance, l’autre reste autre, mais du couple nait une fécondité. Des deux, jaillit un « nous » indissoluble qui s’édifie dans l’union des cœurs et des corps, la prière conjugale, une histoire commune, le don de soi, le dialogue, le pardon… [2] Dans le contrat, tout est précisé. Dans l’alliance, on laisse une place à l’imprévu. « Dans l’amour vrai, on est un parce que l’amour nous unit, deux parce que l’amour nous respecte, trois parce que l’amour nous dépasse ».[3]

Accueillir la grâce

La belle aspiration des amoureux à ce que leur amour dure toujours, est traversée par la fragilité humaine. C’est pourquoi, l’amour a besoin d’être amarré à l’Amour.[4] Le sacrement de mariage, dans lequel Dieu se lie de manière indéfectible, vient fortifier cette aspiration profonde, la rendre possible, l’établir dans la fidélité. La grâce de Dieu aide à s’aimer toujours plus, à accueillir et élever les enfants…

Se marier jour après jour

Le mariage est grand ! C’est pourquoi il est si important de bien le préparer, de le célébrer dignement et joyeusement, et de le nourrir, jour après jour.

Bertrand Georges

 

Puis-je faire la cérémonie de mon mariage ailleurs que dans ma paroisse ?

Normalement, le mariage a lieu dans la paroisse de la fiancée ou du fiancé, mais avec l’autorisation du curé, il peut être célébré ailleurs. Les fiancés entrent alors en contact avec la paroisse où ils désirent célébrer le mariage pour voir si cela est possible.

  • Le curé procède ordinairement au mariage dans son église paroissiale. Il peut présider des mariages en dehors de sa paroisse à condition d’en obtenir l’autorisation auprès du curé du lieu en question. Parfois, le curé de votre paroisse de domicile ne peut pas accepter de s’engager pour un mariage célébré ailleurs, entre autre si le déplacement demandé l’empêche d’être de retour suffisamment tôt dans sa paroisse pour d’autres actes de son ministère. C’est donc un point à discuter avec lui.
  • Le curé du lieu souhaité n’est pas tenu de célébrer ce mariage ; il n’est tenu de procéder qu’aux mariages de ses paroissiens. On peut demander à un prêtre ami ou parent de venir célébrer. Pour se faire, ce dernier demande la « délégation » du curé du lieu.

Combien de temps à l’avance faut-il prévoir pour une réservation d’église ?

Le plus tôt possible est le mieux (parfois plus d’une année), certaines églises ont beaucoup de succès ! Mais il faut faire cette démarche après avoir établi des liens avec le célébrant pour vous assurer que ce sera possible de célébrer dans ce lieu.

Peut-on célébrer un mariage catholique dans un temple ?

En général, les catholiques ne peuvent pas se marier dans un temple protestant et réciproquement, sauf mariage mixte.
Il peut y avoir des conventions cantonales qui règlent ce point, notamment dans le canton de Vaud. Des dérogations sont parfois possibles de cas en cas. Il faut donc obtenir l’accord des autorités responsables du temple en question et celle du ministre catholique qui peut ne pas souhaiter célébrer dans une église non-catholique.

Nous aimerions nous marier dans un parc. Est-ce possible ?

Que cherchez-vous à exprimer de votre célébration en voulant la faire dans un parc ? Pour l’Eglise catholique, chaque participant à la liturgie est aussi célébrant. La cérémonie religieuse est un acte d’Eglise : elle manifeste publiquement que votre engagement de couple a une dimension religieuse. Votre engagement vous relie à Dieu et aux autres chrétiens ! Ces éléments sont bien mis en valeur lorsque l’on célèbre dans une église. Enlever cette dimension publique ou la réduire à une simple fête familiale dans un lieu privé reviendrait à faire de votre cérémonie religieuse autre chose que ce que l’Eglise propose en célébrant ce sacrement.
Discutez avec le prêtre de votre paroisse de tous vos souhaits et désirs. Et c’est avec lui que vous bâtirez une cérémonie qui célébrera votre amour sous le regard de Dieu, avec ou sans parc.

Faut-il être marié civilement pour se marier religieusement ?

Il est nécessaire, en Suisse, d’être marié civilement avant de célébrer le mariage religieux. Plus d’informations sur le « site de la Confédération Suisse: www.ch.ch« .

Faut-il être baptisé pour se marier à l’église ?

En principe, il faut être baptisé pour se marier à l’église. Cependant une personne non baptisée peut se marier à l’église si elle épouse quelqu’un qui est baptisé. Dans ce cas, la paroisse demande à l’évêché une dispense qu’on appelle d’un nom un peu surprenant, une « Dispense de disparité de culte ». Elle est normalement toujours accordée.
La personne non baptisée doit être en accord avec les éléments essentiels du mariage chrétien (liberté, fidélité, indissolubilité, ouverture à la fécondité) et s’engager à respecter la foi de son conjoint.

Mon ou ma partenaire appartient à une autre confession chrétienne (protestant, orthodoxe). Pouvons-nous quand même nous marier à l’Eglise catholique ?

Les mariages « mixtes » catholiques-protestants sont courants dans les cantons suisses romands.
Pour un mariage « catholique-orthodoxe », il faut consulter le délégué diocésain à l’œcuménisme qui pourra vous aider dans les démarches à entreprendre. Les Eglises reconnaissent la valeur du mariage célébré par le prêtre catholique ou orthodoxe et par le pasteur.
Comme des démarches administratives préalables devront être menées par la paroisse de domicile du conjoint catholique, il est important que les futurs mariés contactent leur paroisse de domicile plusieurs mois avant leur mariage, voire une année si possible.

La suite de la réponse varie selon ce que le conjoint non catholique peut accepter en toute liberté :

La partie protestante/orthodoxe accepte que la célébration se déroule dans une église catholique

Les démarches administratives sont les mêmes que pour une préparation au mariage entre deux catholiques.
La partie protestante ou orthodoxe souhaitera peut-être qu’un pasteur/prêtre de sa confession soit présent. Celui-ci est le bienvenu. Mais sa présence n’est pas indispensable : ce sont les conjoints qui font que ce mariage est mixte au niveau confessionnel.
Il est souvent préférable qu’une fois les démarches administratives effectuées, le reste de la préparation se fasse avec le prêtre et le ministre de l’autre confession chrétienne.
Le mariage sera célébré dans une église catholique et en conséquence, le mariage sera présidé par un prêtre ou un diacre catholique.

La partie protestante/orthodoxe ne peut pas accepter une célébration à l’église catholique.

Les démarches administratives sont les mêmes que pour une préparation au mariage entre deux catholiques.
Un prêtre (ou un diacre catholique) peut être souhaité par la partie catholique à la célébration.
Il est souhaitable que le prêtre soit associé à la préparation non seulement administrative, mais aussi à la préparation spirituelle.
Il n’est pas nécessaire qu’un prêtre participe à la cérémonie puisque, les démarches ayant été faites, ce mariage est reconnu comme légitime par l’Eglise catholique. Ce sont les conjoints qui font que ce mariage est mixte au niveau confessionnel.
Le mariage est célébré dans un temple (église) protestant(e) / église orthodoxe et en conséquence, la célébration sera présidée par un pasteur protestant ou un célébrant orthodoxe.

Mon ou ma partenaire est de religion musulmane, pouvons-nous nous marier dans l’Eglise catholique ?

Pour l’Église catholique, le mariage est possible entre catholique et musulman, La paroisse doit demander les « dispenses » nécessaires. Mais, l’Islam, qui permet à un musulman d’épouser une femme chrétienne, refuse qu’une femme musulmane épouse un chrétien.
A cause des différences socioculturelles importantes, il est important de discuter et de réfléchir sérieusement sur les points essentiels de la vie du couple, car ces différences peuvent être source de conflits et de difficultés qui peuvent entraver le bonheur du couple et de la famille dans la durée. Chaque diocèse a des prêtres qui ont approfondit ces sujets et peuvent vous conseiller. Pour le canton de Vaud, prenez contact avec l’abbé Thierry Schelling de Renens.
Un groupe de travail de la Conférence des Évêques suisse a préparé deux dossiers pour aider au discernement : Mariage Catholique-Musulman, Aide discernement 1, CES 2009 / Mariage Catholique-Musulman, Aide discernement 2, CES 2009

Mon ou ma partenaire est de religion juive, pouvons-nous nous marier dans l’Eglise catholique ?

Pour l’Eglise catholique, le mariage est possible avec un juif. La paroisse doit demander les « dispenses » nécessaires. Mais la communauté religieuse juive refuse tout mariage avec un non juif.
La Communauté religieuse juive n’accepte pas un mariage de type œcuménique célébré conjointement par un prêtre et un rabbin. Souvent, la famille juive refuse d’assister au mariage religieux. Les symboles chrétiens, comme la croix, heurtent les familles juives. Il faut donc entreprendre les démarches pour célébrer la mariage dans un autre lieu qu’une église pour faciliter la participation de la famille juive. Il peut être bon de s’informer auprès du responsable du dialogue inter-religieux du diocèse. Pour la canton de Vaud : M. Dominique Voinçon.

Les deux futurs conjoints sont de religions différentes ?

Les prêtres de l’Eglise catholique accueillent les conjoints non-baptisés ou appartenant à une religion non-chrétienne pour chercher ensemble les meilleures réponses à la situation.
La réponse varie selon ce que le futur conjoint non catholique peut accepter en toute liberté :

La partie non-catholique accepte la cérémonie à l’église catholique.

Les démarches administratives sont les mêmes que pour une préparation au mariage entre deux catholiques.
La partie non-chrétienne souhaitera peut-être qu’un ministre de la religion non-catholique concernée soit présent. Celui-ci est le bienvenu, mais sa présence n’est pas indispensable : ce sont les conjoints qui font que ce mariage est inter-religieux.
Il est souvent préférable qu’une fois les démarches administratives effectuées, le reste de la préparation se fasse avec le prêtre et le ministre de la religion concernée.
Le mariage sera célébré dans une église catholique.
Le mariage sera présidé par un prêtre ou un diacre catholique.

La partie non-catholique ne peut pas accepter une cérémonie à l’église catholique.

Les démarches administratives seront cependant les mêmes auprès du curé de la partie catholique pour que l’Eglise catholique reconnaisse ce mariage.
Le conjoint catholique sera invité à faire son possible pour éduquer les enfants dans la foi chrétienne.

Pascal Dorsaz (pastorale familiale – Vaud)