Vous, vos enfants … et Dieu

Trop la honte ?

Trop la honte ?

Etrangement, alors que pour d’autres confessions ou sous d’autres cieux, on est plutôt fier de son appartenance religieuse, chez nous, souvent, on en a honte. Rencontre avec Pauline, qui a choisi d’assumer et qui ne le regrette pas.

Pauline, peux-tu te présenter en quelques mots

J’habite près de Fribourg, j’aurai bientôt 18 ans, je suis née dans une famille catholique engagée. Je souhaite un jour travailler dans le social et suis actuellement en formation pour y parvenir. J’aime passer du temps avec mes ami(e)s, plus particulièrement avec l’un d’entre eux (rires), ainsi que la musique le théâtre et le chocolat …

Tu dis qu’à une période de ta vie, tu n’aimais pas trop que les autres sachent que tu avais la foi. Pourquoi ?

J’ai expérimenté les critiques et les moqueries que l’on vit parfois lorsqu’on dit que Jésus est important pour nous. Ce n’était pas toujours facile à assumer, surtout quand on essayait de démonter mes convictions sur Dieu ou l’Eglise. J’ai pleuré plus d’une fois à cause de ça.

Et pourtant, aujourd’hui tu dis que tu as choisis d’assumer. Ce n’est pas un peu « maso » ?

Non parce que j’ai remarqué que c’est lorsque que j’ai honte de mes convictions que je suis le moins respectée. En fait, c’est quand on n’assume pas que l’on passe pour « coincé » aux yeux des autres. Si j’assume, sans pour autant le « crier sur les toits », ou que je poste sur facebook une pensée ou une vidéo chrétienne, on me posera des questions pour comprendre, dans un dialogue plus respectueux. J’ai même remarqué que plus j’y crois, plus ça suscite de l’intérêt. C’est un peu ma façon d’Evangéliser simplement sans passer pour la « catho de service ».

Qu’est-ce que tu conseillerais à ados ou des jeunes qui ont un peu honte de leur foi ?

Oser être ce qu’ils sont. Peu importe ce que l’on pense, on aura toujours des personnes qui iront à l’encontre de nos idées. Si ce n’est pas pour la foi c’est pour autre chose. Et pourquoi ne serions-nous pas fiers d’aimer Dieu et de le suivre ? En plus ça rend heureux.

Pauline

Paru dans la rubrique 100% familles de “Paroisses vivantes”, mai 2013