Vous, vos enfants … et Dieu

Quand on aime on ne compte pas ?

Article paru dans la rubrique 100 % famille de Paroisses Vivantes, novembre 2014

Quand on aime on ne compte pas ?

L’argent tient une telle place dans notre société, que les questions financières ont aussi des répercussions sur la vie du couple et de la famille. Quelques pistes de réflexion pour que les bons comptes fassent les bons amis, en famille aussi !

Dans le couple

– Le dialogue sur ces sujets commence dès la préparation au mariage. Pas de « secret bancaire » dans le couple !

– Cigale ou fourmi ? Prodigalité et pingrerie excessives peuvent générer bien des tensions. Si notre rapport à l’argent pose problème, il est important d’en chercher les causes et de comprendre l’autre pour essayer d’équilibrer notre manière de dépenser.

– Toute dépense importante se discute à deux. Tu lorgnes sur le dernier Iphone ? Sais-tu que l’aspirateur est à bout de souffle ?

– Chacun pour soi  ou tout en commun ? Vouloir garder une totale autonomie financière manifeste parfois la peur ou le manque de confiance.

– Ce qui est donné n’est jamais perdu. Autant que possible réserver une part du budget pour le partage.

– Quelles sont mes priorités ? Etre ou avoir ?  Familles, amis ou possessions ? La surconsommation ne comble pas. Est-ce que je laisse une place (et du temps) pour la vie intérieure ? « Où est ton trésor, là sera ton cœur », nous dit Jésus (Mt 6,21).

Avec les enfants

« Tu n’as qu’à aller au distributeur avec ta carte, il y en a plein là-dedans » disait une fois un enfant à son papa qui tentait de lui expliquer qu’il n’avait pas les moyens de satisfaire toutes ses attentes. Pour les enfants comme pour les adultes, les sollicitations sont permanentes.

– Ce qui doit dicter les choix ne devrait pas être la capacité financière des parents (ce n’est pas parce que l’on est aisé qu’il faut dire oui à tout), mais les besoins réels ou un juste équilibre dans l’envie de faire plaisir.

– Attention à la tentation de vouloir « acheter » leur amour, particulièrement dans les familles ou les parents sont séparés.

– Le don ne va pas que dans un sens. L’enfant peut être sollicité pour des petits services et l’étudiant encouragé à trouver un petit job.

Pour tous

Un peu de fantaisie ou un petit cadeau n’est pas forcément ruineux … et génère un bon retour sur investissement.

Bertrand Georges